Les Comores, Economie aux Comores

LA VANILLE

En 1998, la compagne de récolte de la vanille a enregistré une forte mobilisation de l’ensemble des composantes de la filière. Ce fort intérêt trouve sont origine dans l’encouragement initié à travers le programme "Appuis aux Filières des Rentes", qui visent à promouvoir une production de qualité tout en veillant à une redistribution équitable des revenus générés. La participation très large des composantes de la filière, c’est-à- dire, les producteurs, les préparateurs et les exportateurs, dans le processus de contrôle des quantités et de la qualité a contribué à instaurer une fixation des prix d’achat aux producteurs tenant compte de la contrainte extérieure qu’impose l’évolution des marchés.

Cette politique de concertation et de négociation interprofessionnelle, a permis un abandon heureux de la politique du prix administré, laissant ainsi jouer le marché, tout en veillant à protéger la profession par le principe de la concertation et de la libre négociation. En terme de production, les données s’établissent à 180 tonnes en 1998, contre 150 en 1997 et 130 tonnes en 1996. Le vieillissement des lianes et leur non-renouvellement consécutifs à la baise tendancielle du prix d’achat au producteur, a entraîné une baise de la production jusqu’à 134 tonnes en 1999. Ce fléchissement de la production se confirme en tendance pour 2000 puisque la barre de 130 tonnes ne risque pas d’être franchi. Et ce malgré la reprise des cours à la suite des catastrophes naturelles qui ont secoué Madagascar et ravagé près de 40% de la production de ce pays concurrent avec l’Indonésie.

Toutefois, une reprise de la production est attendue, comme couronnement des efforts de renouvellement des lianes, de la confiance retrouvée en rapport avec la reprise des cours qui s’inscrit en tendance au moins pour les trois prochaines années. Les pouvoirs publics entendent poursuivre la politique de redistribution équitable des revenus, de reprise de la production, d’une politique de la qualité en fixant un prix d’achat de la vanille verte en fonction de la qualité des gousses. De même on assiste à l’introduction de nouvelles techniques culturels et de conditionnement, ainsi qu’à une demande extérieure en hausse, soutenue par le très fort développement du segment-label biologique.

LE GIROFLE La récolte de ce produit, sur un potentiel total estimé à 2000 tonnes, a atteint à la commercialisation 1700 tonnes en 1998, contre 1097 tonnes en 1997. En 1999, le niveau de production est resté soutenu avec un report de stock de 1998 commercialisé au cours de l’année en cours. Le prix après avoir varié entre 150 FC et 275 FC le kilogramme de 1997 à 1998, a atteint des sommets à 1750 FC le kilogramme voir 2000 FC. Et ce, à la faveur de la baisse de la production Indonésienne, alors que la demande mondiale demeure soutenue. Pour l’année 2000, la récolte s’annonce à la baisse et d’après une très grande fécondité.

L’YLANG-YLANG La production essentiellement réalisée sur l’île d’Anjouan s’établit à un niveau de 67 tonnes en 1998 contre 43 tonnes en 1997. La crise séparatiste au niveau de cette île, a freiné les exportations, en 1999 puisque l’on enregistre à l’exportation moins de 10 tonnes au cordon douanier. Des exportations clandestines ont été opérées à partir de l’île de Mayotte. En l’an 2000, la production est estimée à 40 tonnes